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Église mondiale · 30 septembre 2026

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Le pape Léon XIV s’engage à Metz au cœur de la division européenne sur l’immigration

A diverse group of people gathered outdoors
Alba Calbetó / Unsplash

Le pape Léon XIV doit se rendre à Metz, ville située à la frontière de la France, de l’Allemagne et du Luxembourg, pour y prononcer un discours sur les « Racines de l’Europe pour la Paix et l’Unité ». Cette visite intervient au moment où l’immigration continue de diviser le continent. Le pontife a récemment visité le centre d’accueil Maison Bakhita à Paris, en amont de la Journée mondiale des migrants et des réfugiés. Il doit également participer à une rencontre interreligieuse avant son adresse au Centre de conférences Robert Schuman. La question de l’accueil des étrangers se heurte à des inquiétudes croissantes concernant les conséquences sociales, culturelles et sécuritaires de l’immigration de masse.

Depuis plus d’une décennie, ce sujet constitue une fissure majeure dans les sociétés européennes et dans l’Église catholique. Des partis anti‑immigration comme l’AfD en Allemagne ou le Rassemblement National en France ont tiré profit de cette crise, obtenant des résultats électoraux significatifs. Le terme « remigration » a récemment fait son entrée dans le vocabulaire politique européen, illustré par la campagne « Save Europe Act » qui a recueilli plus de sept cent cinquante mille signatures. Au sein de l’Église, les débats se font plus vifs : certains voix conservatrices insistent sur la nécessité de protéger l’identité culturelle, tandis que la hiérarchie maintient un engagement fort en faveur de l’accueil.

Le pape Léon XIV semble chercher à concilier ces positions, en soulignant à la fois le droit des nations à contrôler leurs frontières et l’obligation morale d’accueillir les migrants. Son approche, bien que perçu par certains comme une rupture avec le pontificat précédent, vise plutôt à mieux articuler une tension déjà présente dans la doctrine catholique.