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Église mondiale · 4 novembre 2026

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Le Pape Léon XIV appelle à une gouvernance mondiale de l'intelligence artificielle

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Robert Thiemann / Unsplash

Le Pape Léon XIV s'est adressé aux participants d'une conférence intitulée L'avenir de l'IA : dialogue entre le Vatican et le monde scientifique sur le développement et l'application des technologies intelligentes. Cet événement a été organisé par l'Académie pontificale pour la vie et le Future of Life Institute le 30 octobre 2026 dans la salle du Collège des cardinaux au Vatican.

Le Pape a affirmé que l'avenir de l'intelligence artificielle n'est pas prédéterminé mais dépend des choix humains. Il a souligné la responsabilité des hommes de guider, modifier ou rejeter les applications de cette technologie, estimant que la question centrale n'est pas ce que l'IA peut faire, mais à quels objectifs elle doit servir. Il a averti que considérer le développement comme une simple compétition pourrait conduire à oublier les personnes marginalisées.

Concernant la nature de ces systèmes, le Pape a rappelé que les machines sont des outils et non des personnes. Il a précisé que l'intelligence artificielle ne possède pas de corps, ne vit pas d'expériences, ne ressent ni joie ni tristesse, et ne connaît pas le sens de l'amour, du travail ou de la responsabilité. Il a exprimé son opposition aux propositions visant à accorder des droits ou une personnalité juridique à ces systèmes, craignant que cela n'estompe la responsabilité humaine.

Le souverain pontife a insisté sur le fait que certaines décisions ne doivent jamais être déléguées à l'intelligence artificielle, particulièrement celles touchant à la vie humaine, à la liberté ou à l'usage de la force. Il a appelé à un désarmement de l'intelligence artificielle et a exhorté les nations réunies à Genève en novembre à prendre des mesures concrètes pour interdire les armes létales autonomes.

Le Pape a également plaidé pour que les technologies intelligentes soient orientées vers le bien commun et ne servent pas uniquement les intérêts d'une minorité privilégiée. Il a demandé que les bénéfices du progrès soient distribués équitablement, notamment aux plus démunis, afin de promouvoir la solidarité et la participation internationale.

Enfin, il a souligné l'urgence de créer des institutions internationales effectives pour traduire les principes éthiques en pratique. Selon lui, cela nécessite des mécanismes dotés de normes communes, d'une surveillance indépendante et d'une responsabilité claire, permettant que les décisions soient vérifiables, contestables et assorties de mesures de recours en cas de préjudice.