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Église mondiale · 25 octobre 2026

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Le Vatican nomme davantage de femmes et de laïcs à la commission théologique

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Lucas de Moura / Unsplash

Le Vatican a annoncé la composition de la nouvelle commission théologique internationale pour le mandat jusqu'en 2031. Pour la première fois, plus d'un quart des membres sont des femmes, soit 26,7 pour cent, et 30 pour cent sont des laïcs. Les Européens, qui constituaient plus de deux tiers des membres à la fin des années 1960, ne représentent plus que 40 pour cent du conseil consultatif rattaché au dicastère pour la doctrine de la foi. Parmi les membres issus de pays germanophones figurent le jésuite Bernhard Knorn de Francfort, théologien dogmatique, et le théologien dogmatique Jan Heiner Tück de Vienne, qui enseigne à l'université de Vienne et a publié plusieurs ouvrages sur le dialogue entre le judaïsme et le christianisme ainsi que sur la relation entre littérature et théologie. Tück s'intéresse également à la théologie du Concile Vatican II. Knorn, également jésuite et dogmatiste, enseigne depuis 2018 à la Haute École philosophico-théologique Saint-George de Francfort. Les recherches de ces deux théologiens portent sur l'œcuménisme, le dialogue interreligieux et l'histoire des conciles.

La valorisation des différentes églises locales se traduit par la reconduction du secrétaire général Piero Coda, théologien italien, et par la présence continue d'Alberto Cozzi, théologien milanais, en tant que secrétaire adjoint. D'autres membres confirmés incluent le dominicain anglais Simon Francis Gaine, enseignant en dogmatique à l'Angelicum à Rome, le théologien américain Reinhard Hütter, spécialiste de l'éclesiologie et de la théologie thomiste, l'ordre religieuse australienne Isabelle Naumann, experte en théologie et vie religieuse, ainsi que la religieuse congolaise Josée Ngalula, spécialiste de la théologie africaine et du rôle des femmes dans l'église. Une part croissante des membres provient d'Asie, chaque cinquième représentant étant issu de pays tels que l'Inde, la Malaisie, la Corée du Sud et Taiwan. La représentation africaine augmente également avec des théologiens du Burkina Faso, du Kenya, du Bénin et de la République démocratique du Congo. L'Amérique latine est représentée par l'Argentine, le Brésil, le Chili et le Mexique. Cette évolution reflète une vision plus polycentrique de l'église, résultat des échanges entre les diverses communautés ecclésiales, en accord avec l'une des principales réalisations du pontificat de François : la reconnaissance de la catholicité à travers l'appréciation des églises locales.

La synodicité comme dimension normale de la vie ecclésiale

Les membres de la précédente période de mandat (2021-2026) avaient été nommés au début de la synod mondiale initiée par François. Les origines et les centres d'intérêt des nouveaux comme des confirmés membres suggèrent une orientation future vers des domaines tels que l'éclesiologie, la théologie systématique, la patristique et la théologie fondamentale. Cette orientation vise à approfondir les connaissances acquises sur les plans théorique et pédagogique. La question ne se pose plus seulement de savoir si la synodicité doit devenir une dimension normale de la vie ecclésiale, mais plutôt comment elle doit être comprise, justifiée et intégrée durablement dans la réflexion théologique. Les nouveaux membres, issus de contextes très divers, devraient également adopter un approche synodale plus attentive et médiatrice.

La commission a étudié des thèmes tels que la théologie de la libération, le purgatoire, la dignité humaine, la liberté religieuse, le rôle des femmes dans l'église, les erreurs de l'église et l'inculturation. Depuis près de 57 ans, la commission théologique internationale (CTI) conseille le pape et le dicastère pour la doctrine de la foi sur les questions théologiques, y compris récemment le transhumanisme. Une nouvelle proposition du Vatican prévoit d'accroître la participation des laïcs et des femmes dans le droit canonique de l'église, tout en soulignant que des efforts supplémentaires sont nécessaires à long terme.

Le pape Léon XIV voit dans l'intelligence artificielle des opportunités importantes, mais avertit également des risques. Une nouvelle commission vaticane doit donc examiner les questions éthiques liées à l'IA et protéger la dignité humaine. Depuis plusieurs années, l'église catholique discute de la possibilité d'ordonner des femmes diacres, et une commission nommée par le pape a récemment publié un rapport indiquant que la question reste ouverte.

Les faits rapportés concernent la composition de la commission théologique internationale, les proportions de femmes et de laïcs, la répartition géographique des membres, les noms de quelques théologiens allemands et leurs activités, ainsi que les orientations du Vatican en matière de synodicité, de participation des laïcs et de dialogue interreligieux.